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Comment bien choisir son parquet ?

Chaleureux et indémodable, le parquet a aussi l’avantage de pouvoir aller avec tous les styles. Un choix facile. En apparence… Car il suffit de commencer à se renseigner pour comprendre que cette décision ne va pas être si simple. Massif ou contrecollé ? Pose flottante ou collée ? Huilé ou vernis ? Les questions s’enchaînent. Et pas question de se tromper, acheter du parquet, est souvent un choix qui engage pour de longues années. Il va falloir qu’il résiste au temps, aux modes, aux soirées du nouvel an et aux voitures du petit dernier. Pour vous aider à répondre à ces interrogations, nous avons sollicité la Parqueterie Nouvelle, spécialiste du sujet qui nous a permis d’y voir beaucoup plus clair après une longue visite dans leur show room parisien.

// Photo de Une : La Parqueterie Nouvelle

Massif ou contrecollé ?

L’un des premiers choix qui se pose quand on cherche du parquet, c’est le type de lame. Le parquet massif est constitué d’une seule essence. Le contrecollé, lui est composé de trois couches : celle du dessus en bois noble (chêne, noyer, merisier…), on l’appelle couche d’usure ou parement, ensuite il y a l’âme centrale en bois (résineux par exemple) ou dérivés de bois puis le contreparement, en résineux généralement, qui assure la stabilité de la lame. Ce qui fait la qualité d’un parquet contrecollé c’est entre autre l’épaisseur de sa couche d’usure, plus elle est épaisse plus le parquet aura une durée de vie importante .

Souvent, le budget guide le choix parce que le massif est généralement plus cher que le contrecollé.

Mais c’est surtout la destination finale et son usage dans le temps qui détermine le choix d’un parquet.

Un parquet massif peut être rénové plusieurs fois et a une durée de vie plus longue. Quant au parquet contrecollé, il offre une meilleure stabilité. Protégé par ses deux sous-couches, le parement en bois ne bougera pas s’il rencontre d’éventuelles remontées d’humidité. C’est pourquoi on le recommande fortement en rez-de-chaussée, surtout s’il n’y a pas de vide sanitaire. Et pour un chauffage au sol, rien de tel qu’un contrecollé pour une meilleure transmission thermique. En pose collée uniquement !

Chêne, châtaignier ou bambou ?

Si en France, le chêne est roi quand il s’agit de choisir un parquet, il existe de nombreuses essences différentes, chacune avec leurs spécificités. Résistance, durabilité, propriétés techniques, dessin du veinage, couleur, chaque bois possède ses propres qualités. Le merbau et le bambou sont par exemple conseillés pour les pièces humides. Le douglas, un résineux originaire d’amérique du nord et présent en Europe, est prisé pour sa couleur rosée et sa résistance. On pense à vérifier que le parquet que l’on choisit porte un label, PEFC ou FSC, garantissant qu’il est issu de forêts écogérées.

Quelle teinte ?

Il n’y a pas que la couleur du bois qui entre en jeu. Il existe de nombreux traitements ou finitions (teinté, thermochauffé, peint, patiné, déformé, usé…) qui permettent une large palette de rendus allant de l’aspect bois brut ou naturel, au look vieilli, en passant par des tons gris, blanc … Tout dépend du style que vous souhaitez.

Pose flottante ou collée ?

Comme son nom l’indique, le parquet collé est tout simplement… collé au sol. Dans le cas de la pose flottante, les lames sont clipsées entre elles et il y a de l’air entre le parquet est le sol. L’inconvénient ? Le parquet flottant fait plus de bruit. En revanche la pose est en moyenne 8€ moins chère par m2.

Pose en point de Hongrie, à bâtons rompus ou à l’anglaise ?

La pose en point de Hongrie, ou chevron, est emblématique des demeures grands styles ou des Haussmaniens et donne du style aux intérieurs modernes. La pose à bâton rompu n’est pas très différente, mais au lieu d’être coupées à 45° (parfois un peu plus), les lames sont assemblées à angle droit.

Enfin, la plus courante est la pose à l’anglaise. C’est celle qui permet de faire le moins de chutes. On démarre la pose dans un angle de la pièce puis, on les assemble jusqu’au mur opposé. En bout de rangée, on découpe la dernière lame. Puis on recommence.

Huilé ou vernis ?

Les puristes qui souhaitent conserver un bois « vivant » opteront pour une finition huilée. Elle permet au bois de se patiner au fil du temps et de lui donner un rendu naturel. En revanche, cela demande plus un peu d’entretien puisqu’il est conseillé d’appliquer une couche d’huile une fois par an, et de vigilance, mieux vaut vite éponger si on renverse un verre. Les parquets vernis sont un peu plus résistants aux tâches et l’entretien est moins fréquent. En étant filmogène, le vernis permet au bois de conserver son aspect au gré des années. Aujourd’hui il existe des vernis mats qui rivalisent avec l’aspect huilé. En revanche, quand la surface n’est plus protégée ou rayée, il faut tout poncer puis vernir à nouveau. Le parquet huilé, lui, a cet avantage de pouvoir traiter par zone.

Grandes largeurs ou petites lattes ?

Pour faire simple, on recommande plutôt des lames grandes largeurs dans les grands espaces et des petites lames dans les petits espaces. On peut également choisir de grandes longueurs de lames, particulièrement pour les lofts. Enfin, vous pouvez également opter pour un parquet avec des lames de largeurs différentes.

Premier choix, bois de bout ou fond de wagon ?

Ce qu’on appelle le premier choix, c’est un parquet sans nœud parce que le bois vient uniquement du cœur de l’arbre. C’est simple, plus il y a de nœuds apparents, plus le prix baisse… C’est aussi une question d’apparence et de goût, suivant que l’on préfère un parquet lisse, sans aucune irrégularité ou au contraire un sol au caractère vivant et authentique, qui assume les défauts du bois (nœuds, nuances de teinte…).

On peut également choisir un type de parquet original, mais très résistant : le bois de bout. Le bois est alors coupé dans sa largeur pour obtenir des cubes, que l’on pose comme des pavés. Enfin, si on veut un rendu très vintage on opte pour du bois recyclé provenant d’anciens fonds de wagon.

Sous-couche liège ou polyuréthane ?

Que l’on opte pour une pose collée ou flottante, une sous-couche est recommandée à la fois pour isoler du bruit et du froid. La différence se fait sur les décibels, et sur ses convictions environnementales. Il y a des sous-couches en polyuréthane, en caoutchouc en fibre de bois ou en liège. A vous de voir.

Plinthes, ce qu’il faut savoir

Le bois est un matériau qui bouge avec la température et l’humidité. Pour éviter qu’il gondole (on dit tuiler), on laisse des espaces de dilatation au bord des murs. Pour les camoufler, on met des plinthes. Certains laissent les plinthes existantes pour ne pas avoir à repeindre les murs. Dans ce cas on met une contreplinthe. Une solution de facilité que l’on vous déconseille, le rendu fait toujours un peu bricolé. Et change Quand on change le sol on a souvent envie de repeindre les murs dans la foulée. Côté look, il existe différentes hauteurs de plinthes. Plus elles sont grandes, plus la pièce aura l’air cossue. Une bonne astuce dans les intérieurs qui manquent un peu de charme. Chez Hellø, on les préfère à bord carré, mais vous pouvez les choisir à bord arrondi. Petite astuce, il existe des plinthes dans lesquelles on peut faire passer des fils.

Notre meilleur conseil, c’est de vous rendre dans un show room, comme ceux de la Parqueterie Nouvelle ( Paris, Bezons et Chambourcy )  pour mieux vous rendre compte des différentes teintes, largeurs, finitions… Pensez à commander des échantillons pour les regarder chez vous. Parfois, selon l’exposition, la lumière, la couleur ne sera pas la même qu’en boutique. Et surtout, faites-vous aider. Un conseiller vous aidera à trouver les réponses les plus adaptées à votre projet, vos contraintes et votre budget.

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